La Poste émet un timbre sur L’Œuvre d’Orient pour célébrer les 170 ans d’engagement de l’association aux côtés des chrétiens d’Orient.
L’Œuvre d’Orient voit le jour en 1856 dans un contexte historique majeur : la fin de la guerre de Crimée et la signature du traité de Paris qui reconnaît à la France un rôle de protection des chrétiens de l’Empire ottoman. Alors appelée Œuvre des écoles d’Orient, elle est créée à l’initiative de laïcs professeurs en Sorbonne réunis autour du baron Cauchy, célèbre mathématicien, pour soutenir la création d’écoles au Liban, convaincus que l’éducation est un levier essentiel pour l’avenir de toute société.
En 1860, après les massacres de chrétiens par les Druzes, l’abbé Charles Lavigerie, premier directeur, recommande d’élargir son champ d’action. Ce sera le début d’une grande histoire de solidarité.
Ainsi, dès 1895, Mgr Félix Charmetant, directeur, fut l’un des personnages les plus actifs en France pour dénoncer les massacres et les crimes que subissent les Arméniens et collecter des fonds pour les aider.
Depuis, L’Œuvre n’a cessé d’accompagner les chrétiens d’Orient dans les moments les plus dramatiques de leur histoire, catastrophes naturelles, guerres, grandes famines, déplacements…
En 2026, L’Œuvre d’Orient, association française apolitique, fête ses 170 ans.
Parce que l’Épiphanie se confond avec Noël pour les chrétiens orientaux, L’Œuvre d’Orient a placé son anniversaire sous le signe de La célébration de l’Épiphanie ou l’Adoration des rois mages, tableau d’Augustin Frison-Roche, symbole de la richesse spirituelle orientale et de l’universalité du message qu’elle porte depuis sa fondation. ■
L’Œuvre d’Orient - Tous droits réservés.
Affranchissement pour Lettre Verte 20g
La Poste émet un timbre à l’effigie d’Hubertine AUCLERT, pionnière de l’histoire du mouvement des droits des Françaises. Considérée comme la première suffragette française, elle milita en faveur des droits politiques des femmes toute sa vie.
Hubertine Auclert est une militante féministe, la première suffragiste française.
En 1873, elle quitte son Bourbonnais natal pour Paris après avoir lu une lettre de Victor Hugo qui dénonce l’iniquité de la condition des femmes, exclues de la citoyenneté sous la Révolution, privées de leurs droits civils par le Code Napoléon, exploitées dans le monde du travail et méprisées. Elle se singularise en présentant le droit de vote comme la clé de voûte de tous les autres droits. Dans son journal La Citoyenne, organe de la société Le Suffrage des femmes, elle emploie le mot de « féministe » pour désigner celles et ceux qui combattent pour l’égalité des sexes. Elle y dénonce l’inachèvement d’une démocratie qui exclut les femmes de la représentation nationale. « Pas de devoirs sans droits, pas de droits sans devoirs », scande-t-elle. Méprisant les sarcasmes, elle imagine des actions à haute portée symbolique pour sensibiliser l’opinion. Empêchée de s’inscrire sur les listes électorales, elle refuse de payer ses impôts : « Je ne vote pas, je ne paie pas. » .
Après un séjour en Algérie où son mari avait été nommé juge de paix, elle revient en France, tient une rubrique hebdomadaire au Radical et reconstitue son groupe. Elle multiplie les pétitions, fait de la propagande, diffusant des timbres féministes, demande qu’on féminise la langue. Redoublant d’audace, elle organise l’autodafé du Code civil lors des célébrations de son centenaire ; fait irruption dans un bureau de vote pour renverser « l’urne du mensonge », ce qui lui vaut le sobriquet de « suffragette française » ; se présente aux élections législatives de 1910.
Auclert a réussi à inscrire le suffragisme dans l’agenda politique, mais les Françaises n’obtiendront le droit de vote qu’en 1944, trente ans après sa mort. ■
Nicole Cadène - - Tous droits réservés.
Affranchissement pour Lettre Verte 20g